Réforme des Institutions et de la législation​​

Dans un second temps, la Sixième République donnant le pouvoir de décision aux Français, un important programme de réformes pourrait se mettre en place, tout naturellement, pour en finir, progressivement et pacifiquement, avec les dysfonctionnements étatiques du système actuel :

 

-Extension à tous les secteurs, public et privés, du principe de la démocratie directe, pour en finir avec les abus de pouvoir et les abus de positions dominantes. Moralisation des actes étatiques et des transactions économiques privées.

 

-Recentrage de l’État sur ses fonctions étatiques par nature : législatives, exécutives, judiciaires. Renforcement des Institutions utiles, suppression progressive des Institutions inutiles.

- Dérèglementation, détaxation, désétatisation du secteur productif pour permettre une croissance solide et le plein emploi permanent. Absorption progressive des sureffectifs étatiques par un secteur privé en forte croissance.

 

- Protection de la nature, gestion conservatoire des ressources naturelles et de la production d’énergie, aménagement raisonné du territoire, identification des substances dangereuses etc.

 

-Instauration d’un système de sécurité sociale universel, égalitaire, simple, meilleur et moins coûteux que l’actuel (revenu minimal, assurance des risques majeurs, santé et responsabilité).

 

-Renforcement et simplification du droit pénal, de l’institution judiciaire, des forces de l’ordre et du système carcéral (pour éliminer, autant qu’il est possible, le terrorisme, le crime organisé, la délinquance, violente et non violente).

 

-Redéfinition des rapports de la France avec les pays tiers, démocratiques et non démocratiques, la CEE et les Institutions Internationales (indépendance, défense, neutralité, régulation et moralisation de l’immigration, import-export raisonnés, coopérations).

 

-Etc…

Ces évolutions que le régime actuel a été incapable de mener à bien, comment être sûr qu’une “démocratie directe“ pourrait les accomplir ?

 

Nombreux sont ceux qui pensent que leurs parents, leurs voisins, leurs collègues, leurs concitoyens, sont trop stupides pour être invités à participer au gouvernement de leur pays. Et qu’il vaut mieux faire confiance à des techniciens, des politiciens professionnels, voire à des hommes providentiels.

Ils se trompent complètement : il n’y a pas plus d’intelligence et de bon sens au Conseil des Ministres que dans un rond-point de Gilets Jaunes. Et ils oublient les conflits d’intérêts, la corruption : on peut corrompre ou intimider un responsable, plusieurs responsables, pas toute une population. Dans une démocratie directe, chacun a la possibilité de se déterminer en fonction des réalités de sa propre situation, sans qu’une menace ou l’offre d’un “dessous de table“ puisse peser sur ses décisions.

 

Pour ces raisons, la collectivité des citoyens est toujours plus pertinente que n’importe quel gouvernement. Cela se vérifie tous les jours dans les rares pays déjà dotés d’une démocratie directe : ils sont les plus riches et les plus pacifiques du Monde.