Cinquième République, un demi-siècle d’échecs.

Parmi les pays développés, la France est l’un des plus mal gouvernés :

 

Prélèvements obligatoires excessifs, déficits chroniques, surendettement de l’État, réglementations proliférantes. L’appareil de production Français est écrasé sous les contributions et les formalités. En 2020, les dépenses publiques ont atteint 61,6 % du produit intérieur brut ! On ne connait même pas le nombre des impôts et taxes, certaines sources annoncent 360, d’autres un millier !

 

Malgré ces financements démesurés et en augmentation constante, les résultats sont de plus en plus mauvais : crise de l’agriculture, crise de l’aménagement du territoire et de l’environnement, crise de l’apprentissage, crise de l’artisanat, crise de l’Administration, crise de l’emploi-chômage, crise de l’enseignement, crise de l’immigration, crise de l’industrie, crise de la justice, crise du logement, crise de la médecine, crise du maintien de l’ordre, crise de la pêche, crise des prisons, crise de la recherche, crise du système social…

 

L’impact global de cette “crise de tout“ sur la vie des Français a été considérable : “De 1975 à 2019 la France est passée du 5ème au 26ème rang mondial pour le niveau de vie par tête“. (Jacques de Larosière. 40 ans d’égarements économiques. Éditions Odile JACOB).

 

Tous les gouvernements successifs, de droite comme de gauche, ayant contribué à peu près également à la détérioration de la conjoncture économique, sociale et politique, il serait inexact de croire que la personne des gouvernants ou leur positionnement politique, ont joué le premier rôle dans cette affaire. De même, il serait totalement irréaliste de penser qu’un homme providentiel, un parti nouveau ou une idéologie nouvelle auraient pu, ou pourraient, à l’avenir, obtenir de meilleurs résultats dans ce même cadre institutionnel.

 

En fait, l’origine de ce désastre est principalement structurelle : la Constitution de la Cinquième République organise des rapports de force inégalitaires et pervers entre le pouvoir politique, les pouvoirs de fait et le peuple des sans pouvoir.

 

Pouvoir politique : il est attribué au Président élu (s’il est également le chef du parti majoritaire à l’Assemblée Nationale, ce qui est le cas général).

 

Pouvoirs de fait : dans la Société Française, comme dans toute société humaine, il existe, à côté du pouvoir politique, des pouvoirs de fait, associations, bureaucraties, courants à l’intérieur du parti majoritaire, églises, entreprises en position dominante, fédérations, lobbies, mafias, médias, monopoles, mouvements politiques d’opposition, organisations non gouvernementales, syndicats, trusts etc.

Le pouvoir réel est donc concentré entre les mains de moins de 1% de la population (les gouvernants et les dirigeants des grandes organisations). Voici comment cela fonctionne :

 

Seul contre tous, le pouvoir politique est, en permanence, soumis à la pression de minorités à fort pouvoir de nuisance qui défendent des privilèges ou cherchent à en acquérir. Un gouvernement qui tenterait d’en protéger le Peuple, se heurterait immédiatement à leur hostilité. Aucun élu n’ose prendre ce risque. Aussi, les bras de fer avec ces minorités se terminent-ils systématiquement par des reculades du pouvoir politique et des compromis dont la collectivité nationale est la victime finale.

 

L’action gouvernementale consiste donc, pour l’essentiel, à accorder des privilèges, des subventions, des statuts protégés, des dispositions légales spécifiques à des minorités. Parfois même, le silence de la loi suffit : en n’interdisant pas tels abus de position dominante, telles incompatibilités, tels conflits d’intérêts, tels actes délictueux, on permet à des organisations de spolier le public.

 

Si les arbitrages se font sur le dos des simples citoyens, c’est tout simplement parce qu’ils sont les seuls à ne pas avoir de pouvoirs légaux pour se défendre. Le pouvoir politique, non seulement ne les protège pas, mais participe, lui aussi, à leur exploitation en vivant très confortablement à leurs dépens.

 

On comprend bien que les hommes de pouvoir ne puissent pas se permettre de reconnaître publiquement le déficit démocratique de la “cinquième“ et ses conséquences dramatiques pour le Pays : les médias (étatisés ou contrôlés par des pouvoirs privés) entretiennent, au contraire, la fiction d’une Cinquième “démocratique“ par une propagande intense et permanente.

Les Français, dont la situation personnelle est de plus en plus inconfortable, sont de plus en plus résistants à cette désinformation. D’un sondage à l’autre, ils réaffirment leur défiance envers les politiques et les médias. D’une consultation à l’autre, l’abstention et le vote blanc augmentent. Les partis de gouvernement ne conservent qu’un noyau de fidèles insuffisant pour assurer leur réélection, des “zappeurs“ font la différence et congédient régulièrement les sortants. Les partis populistes et les partis marginaux recueillent un nombre croissant de voix. D’innombrables appels à la désobéissance sont lancés sur le Net. Les incivilités se multiplient (40.000 voitures incendiées, bon an, mal an).

Malgré la répression, la révolte des Gilets Jaunes et des Black Blocs (une majorité désespérée qui réclame le référendum d’initiative citoyenne et une minorité exaspérée qui veut tout casser) n’est probablement pas terminée. La France est en situation pré-révolutionnaire.

Perspectives

 

Pour éviter la faillite de notre Pays (inévitable si ce régime politique se perpétue), pour désamorcer la révolution qui s’annonce (inévitable si ce régime politique se perpétue), il n’y a qu’une solution : rééquilibrer les pouvoirs en faveur du peuple Français.

 

A l’occasion de la présente élection présidentielle, tous les candidats parlent abondamment de démocratie. Certains vont même jusqu’à évoquer des référendums ponctuels, mais aucun d’eux ne propose la démocratie véritable dont notre Pays a besoin.

CONCRETEMENT, IL FAUDRAIT REMPLACER LA CINQUIEME REPUBLIQUE, “DEMOCRATIE REPRESENTATIVE“, PAR UNE SIXIEME REPUBLIQUE, “DEMOCRATIE DIRECTE“.

 

C’EST LE PROPOS DU PROJET “DD6R“.